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lundi 15 juillet 2013

400 : les Visigoths en Italie

Les Visigoths ont fait une incursion en Grèce, avec leur chef Alaric en saccageant un petit peu au passage, il faut bien vivre. Voici que vers 400, ils franchissent les Alpes et pénètrent dans la péninsule italienne. Ils n'ont pas de mauvaises intentions, non, ils ne souhaitent pas détruire l'empire romain, ils veulent des terres pour y vivre, et voir intégrées leurs élites au haut commandement de l'armée romaine, ainsi que cela se faisait en ces temps-là, surtout en Orient. Déjà au quatrième siècle, un nombre assez important de chefs barbares ont fait de très belles carrières et atteint les commandements les plus élevés. Ils ont joué indirectement un rôle politique important, par l'intermédiaire de sénateurs, dont ils étaient les promoteurs. Mais à la cour de Constantinople, les élites sont divisées en factions : la défaite d'Andrinople en 378 a démontré le risque lié à l'utilisation des Barbares dans l'armée (surtout des Goths). D'autres pensent que les Barbares sont utiles et qu'il ne faut pas s'en priver. Mais la première opinion l'emporte vers 400 à Constantinople. Or donc Gainas, chef goth, et arien,  qui s'était pourtant illustré à la bataille de la Rivière Froide en 395, et qui avait atteint le poste de maitre des milices en 399,  sous Arcadius, empereur d'Orient, fils et successeur de Théodose Ier, est contraint sous la pression populaire à fuir Constantinople en 400, une partie de sa garnison étant massacrée par un mouvement populaire. Donc les souhaits d'Alaric qui désire un haut commandement et des terres aussi vastes que possible, ne rencontrent pas un accueil favorable. L'empereur d'Occident, Honorius, frère de Arcadius, refuse la négociation de 400 à 410. Rome est menacée, mais l'empereur, lui, est enfermé à Ravenne, qui, entourée de marais, est facile à défendre. Il s'arme de patience, il attend que les réserves des Goths soient épuisées et qu'alors, en position de faiblesse, ils soient obligés de négocier. L'empereur et le Sénat ont quitté Rome, qui ne conserve qu'une importance symbolique. En 410, Alaric prend Rome. Puis il entame une incursion vers le Sud : les Goths sont obligés de se déplacer puisqu'ils vivent sur le pays. Ils veulent passer en Sicile et en Afrique du Nord : ces terres riches sont des greniers à blé, à huile, à vin. Et l'Afrique du Nord est intacte ! Mais leur flotte est détruite par la tempête, Alaric meurt en 410, c'est l'échec des Goths qui remontent alors vers le Nord, sous la direction du nouveau roi : Ataulf, beau-frère d'Alaric,  et ils franchissent les Alpes pour arriver en Gaule.

Zosime Nouvelle Histoire Livre 5 en anglais 
Socrate de Constantinople Livre 6 en anglais 
Sozomene Livre 8 en anglais 
Theodoret de Cyr Livre 5 en anglais 
Georges d'Alexandrie, Vie de Saint Jean Chrysostome en anglais

lundi 24 juin 2013

451 : Ouf ! Flavius Aetus repousse Attila aux Champs Catalauniques

Cela s'est passé près de Châlons sur Saône ...et voici comment le raconte Jornandès, évêque de Ravenne, au VIième siècle, dans son Histoire des Goths. composée cent ans après la bataille, à partir d’œuvres d'écrivains et historiens qui l'ont précédé.

Attila en Gaule : villes menacées et villes saccagées

dimanche 23 juin 2013

476 : Fin de l'Empire Romain d'Occident et arrivée à Aix des Wisigoths

En 475, Euric, roi des Wisigoths de Toulouse de 466 à 484, obtient par traité de l'empereur d'Occident, Julius Népos, ( qui règne de  juin 474 au 28 août 475 ) qu'il lui cède l'Auvergne contre son retrait de Provence, qui retourne à l'empire romain. Sidoine, évêque et stratège de Clermont, qualifie ce traité de "honteux".
Léonce évêque d'Arles participe, avec ses collègues évêques, Groecus évêque de Marseille, Basile évêque d'Aix et Fauste évêque de Riez, aux négociations avec Euric Ier de Wisigothie à la demande de l'empereur Julius Népos. Les transactions ayant échoué, Euric Ier de Wisigothie poursuit ses conquêtes. Chilpéric Ier de Burgondie se dresse contre lui, mais doit s'incliner.  En 476, Euric Ier de Wisigothie entre à Arles et Marseille. Il s'empare de la Provence et Odoacre, auto proclamé roi d'Italie, et concurrent de Julius Népos pour le titre d'empereur d'Occident,  ne peut que s'incliner. Une ambassade de notables provençaux vint aussitôt protester auprès de l'empereur romain d'Orient, le byzantin Zénon, (février 474 -  janvier 475, puis août 476 - avril 491)  mais qu'y pouvait-il ?
Cependant Saint-Martin de la Brasque ne tomba pas chez les Wisigoths, puisque les pays au Nord de la Durance sont Burgondes, alors que ceux du Sud appartiennent à Euric.

Sources :
Histoire de la Provence, Maurice Aghulon et Noël Coulet, Editions PUF, Collection : Que sais-je ? réimpression 2007
La Fin de la cité antique et le début de la cité médiévale : de la fin du ..., Claude Lepelley