Vous connaissez la réponse, nous n’insisterons pas. Mais sachez que ce n’est pas de tout temps !
En français le Luberon s’appelait le Léberon, avec accent, et en provençal le Liberoun.
Et voici une liste de noms qu’on lui a donnés au fil des siècles :
Montagne d’une altitude d’environ 1100 mètres appelée aussi Liberon, Leberon, Labreon, Lebron et dans de très anciens actes Montanea Lebresonis, Collés Lebreon, mons Lebreonis, mont Ebronis, montanea Labreonis, Labredo ou Mons Labredonis "Revue de Marseille et de Provence"
Pour ce qui est de savoir si Luerio désignait le Luberon, la Durance, une ville inconnue .. difficile de le savoir, la controverse faisait rage au siècle dernier.
Selon certains historiens, les Romains le désignaient sous le nom de "montes albecerii"
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lundi 31 octobre 2011
lundi 11 juillet 2011
lundi 4 juillet 2011
samedi 2 juillet 2011
Mãe, o que é que é o mar, Mãe?"
"Mãe, o que é que é o mar, Mãe?" Mar era longe, muito longe dali, espécie duma lagoa enorme, um mundo d´água sem fim, Mãe mesma nunca tinha avistado o mar, suspirava. "Pois, Mãe, então mar é o que a gente tem saudade?"
Guimarães Rosa
vendredi 1 juillet 2011
1322 Où l'on voit apparaitre Pierre Trencavel
Fragment de l'Histoire du Languedoc
"L'inquisition de Toulouse depuis le carême de l'an 1307 (1308 selon le calendrier ) jusqu'au mois de septembre 1322, condamna durant cet intervalle, à diverses peines, six cent trente sept tant, Albigeois, Vaudois, béguins, juifs, relaps et apostoliques. Il est fait mention de ces derniers, pour la première fois, parmi les procédures de l'inquisition de Toulouse. Dans le sermon public qui fut fait à Pamiers, dans le mois d'août 1322, il y en eut alors plusieurs, de l'un et de l'autre sexe, de condamnés à être renfermés dans les prisons de l'inquisition de Toulouse et de Carcassonne, pour y vivre, le reste de leurs jours, au pain et à l'eau. Le commentaire de frère Pierre-Jean d'Olive sur l'Apocalypse, dont on a parlé ailleurs, et que le pape Jean XXII condamna en 1325, donna lieu aux erreurs des béguins ou béguards, qui se disaient du tiers-ordre de saint François et qui firent de grands progrès dans la province de Narbonne et dans le Toulousain suivant le témoignage de divers auteurs contemporains.
" Ces béguins, que l'on appelait aussi fratricelles, se cachaient sous un extérieur de piété : ils s'étaient mis dans l'idée que l'Antéchrist devait venir en 1325 ; regardaient frère Pierre-Jean d'Olive comme un saint; prétendaient que sa doctrine lui avait été révélée par le Saint Esprit, et que ses écrits étaient aussi nécessaires à l'Eglise que ceux de ses plus grands docteurs après les apôtres et les évangélistes. Ils honoraient, comme de vrais martyrs, les quatre frères mineurs qui avaient été brûlés à Marseille, et tous les autres béguins qui avaient subi la même peine dans la province. Ils avaient recueilli tout ce qu'ils avaient pu de leurs reliques qu'ils honoraient et qu'ils conservaient précieusement Enfin, ils respectaient comme de saints personnages tous les spirituels de l'ordre de saint François qui étaient fugitifs, et avec lesquels ils étaient unis de sentiment. L'un de ceux qui furent jugés à Pamiers en 1322, déposa, dans son interrogatoire, que Pierre Trencavel de Béziers, béguin du tiers-ordre, était celui qui avait le plus à cœur les intérêts des béguins ses confrères, et qu'il avait recueilli une somme considérable, dans le dessein de passer dans la Grèce et à Jérusalem, afin d'éviter, avec les autres, les guerres qui dans peu devaient détruire le royaume de France avec l'Eglise charnelle c'est-à-dire la cour romaine, etc.
" Il y eut un grand nombre de béguins des deux sexes qui furent livrés au bras séculier par les évêques, conjointement avec les inquisiteurs, tant dans la province de Narbonne, qu'au-delà du Rhône et dans le Toulousain Ces exécutions se firent en 1319 et les années suivantes, à Narbonne, Capestang, Lodève, Lunel, Béziers, Pézenas. Ceux qui furent brûlés vifs dans cette dernière ville, vomirent plusieurs injures et imprécations contre l évêque et l'inquisiteur. Dans les autres endroits, plusieurs se jetèrent d'eux-mêmes dans les flammes, se persuadant qu'ils allaient au martyre. L'archevêque de Narbonne et l'inquisiteur frère Jean de Beaune (Belna) voulant juger, en 1321, à Narbonne, un béguin ou bizot (peut-être bigot), qui était détenu dans les prisons de l'inquisition, assemblèrent les supérieurs et les professeurs des maisons religieuses et plusieurs docteurs de la ville pour prendre leur avis. On se récria beaucoup sur ce que ce béguin avait soutenu dans son interrogatoire, comme les autres de sa secte, que Jésus-Christ, comme les apôtres, n'avaient eu la propriété de rien en particulier, ni en commun. Bérenger Talon, lecteur du couvent des frères mineurs de Narbonne, prétendit que la proposition était catholique. L'inquisiteur lui ordonna de se rétracter mais le lecteur en appela au pape qui le fit arrêter."
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lundi 27 juin 2011
1312 Un miracle de sainte Marie-Madeleine en Provence
Jean Gobi l'Ancien, prieur de Saint-Maximin de 1304 à son décès, survenu en 1328, rédigea le "Liber Miraculorum B. Mariae Magdalenae". Voici le miracle 31, dont vous comprendrez pourquoi il fut choisi ici.
"L'an du Seigneur 1310, une fluxion à la tête fit si violemment souffrir un habitant d'Albenga, du nom de Perceval, qu'elle le priva de la vue en peu de jours; ce fut au point qu'il en resta aveugle pendant presque deux ans, comme il l'affirma sous serment. Ayant constaté que ni les conseils de différents médecins du corps, ni les remèdes qu'ils lui appliquaient ne le soulageaient, il en conclut qu'il fallait plutôt faire appel à l'aide des médecins spirituels, c'est-à-dire des saints.
Il savait que sainte Marie-Madeleine, qui la première de tous les mortels, a vu le Christ après sa résurrection, pouvait avec celui-ci l'aider à recouvrer la vue du corps, grâce à laquelle il serait capable de regarder et de distinguer les choses matérielles comme avant. C'est pourquoi il décida d'aller à Saint-Maximin, où le corps de cette sainte est inhumé, visiter son sanctuaire.
Il vint dans cette ville avec son guide appelé Étienne, de Saint-Martin de la Brasque ; il enleva ses vêtements jusqu'à la chemise avant d'entrer dans l'église ; il tira même ses chausses de façon à dénuder ses genoux ; en pleurant, il commença alors à pénétrer dans l'église sur ses genoux nus. Et pour pouvoir provoquer plus vite la clémence divine à avoir pitié de lui, il se frappait avec une grande courroie, qu'il portait auparavant comme ceinture, et aussi avec le fermoir en fer, qui pendait à son bout. Il se frappait si énergiquement que presque à chaque coup, en fouettant son dos jusqu'au sang, il tâchait sa chemise ; et il continua même cette flagellation au point de briser ce fermoir.
Dans cette posture, il errait à travers l'église en allant comme quelqu’un qui ne voyait absolument rien ; alors les frères présents, qui observaient la scène en le plaignant, se mirent à le guider vers l'autel, sur lequel le corps de cette sainte est conservé avec vénération dans une châsse. Conduit à cet autel, il s'avançait, dans la tenue décrite ; quand il crut être déjà à proximité des lieux où sont les reliques de Marie-Madeleine, ouvrant les yeux, avec une grande dévotion et une espérance inébranlable, il se mit à crier : " Je vois tout ! Je vois tout ! Sainte Marie-Madeleine m'a rendu la vue ! "
Les frères, présents dans l'église, qui l'avaient vu auparavant aveugle, et qui imploraient pour lui la miséricorde divine, accoururent. Ils furent convaincus du fait. En effet, comme ils lui présentaient divers objets, en lui demandant pour chaque chose qu'on lui montrait ce que c'était, ils les reconnaissaient toutes véritablement, et les nommaient immédiatement. Devant un miracle si évident et manifeste, les frères s'assemblèrent donc avec le peuple de cette ville ; ils glorifièrent tous ensemble le Seigneur dans sa sainte, Madeleine, et renvoyèrent dans son pays avec allégresse cet homme guéri et voyant.
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Quatorzième siècle
jeudi 2 juin 2011
Hannibal traverse la Durance
Silius Italicus, Puniques, III : "Déjà l'armée s'avance par le pays des Tricastins, et se porte par des chemins plus faciles dans les champs des Voconces, Là, des troncs d'arbres et des débris de roches attestent la fureur de la Durance, et ses ravages dans la plaine unie que traverse Annibal. Ce fleuve, descendu des Alpes, roule avec fracas dans ses ondes retentissantes des arbres déracinés, des quartiers de roche, et change ses gués trompeurs en dirigeant son cours de divers côtés, en sorte qu'il est dangereux de s'y exposer à pied, et peu sûr de le faire en bateau. Il était alors grossi par des pluies récemment tombées. Beaucoup de soldats y furent emportés avec leurs armes ; le flot les roula en écumant, et les précipita tout déchirés dans des gouffres."
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Histoire
mercredi 1 juin 2011
1789 Saint-Martin de la Brasque - Sénéchaussée d'Aix - Cahier de doléances
Communauté de Saint Martin de la Brasque - Domaine des impôts et taxes
Abolition des corvées.
P 419., article13
Source : Gallica Archives parlementaires
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Dix-huitième siècle,
Histoire
dimanche 29 mai 2011
1789 Saint-Martin de la Brasque - Sénéchaussée d'Aix - Cahier de doléances
Communauté de Saint Martin de la Brasque - Domaine des transports
La communauté de Cabrières d'Aigues demande que permission soit accordée aux provinces de faire placer des bacs sur les rivières. Tome VI, page 270, art 41.
La même demande est faite par les communautés de Cucuron, de Peypin d'Aigues, de Saint-Martin de la Brasque, de Vitrolles d'Aigues.
P 418., article 22
Source : Gallica Archives parlementaires
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Dix-huitième siècle,
Histoire
1789 Saint-Martin de la Brasque - Sénéchaussée d'Aix - Cahier de doléances
Communauté de Saint Martin de la Brasque - Domaine civique
- Votation par tête et non par ordre
- Droits de la nation
- Retour périodique des Etats généraux
P 418.
Source : Gallica Archives parlementaires
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Dix-huitième siècle,
Histoire
1789 Saint-Martin de la Brasque - Sénéchaussée d'Aix - Cahier de doléances
Communauté de Saint Martin de la Brasque - Domaine militaire
Suppression de l'Edit qui exclut le Tiers Etat des grades militaires
Démolition des places fortes intérieures
Suppression de la milice
P 418, art 14 et suivants.
Source : Gallica Archives parlementaires
Suppression de l'Edit qui exclut le Tiers Etat des grades militaires
Démolition des places fortes intérieures
Suppression de la milice
P 418, art 14 et suivants.
Source : Gallica Archives parlementaires
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Dix-huitième siècle,
Histoire
jeudi 13 mai 2010
lundi 22 mars 2010
Elections régionales 2010 à Saint-Martin de la Brasque
Il y avait 603 inscrits, dont 216 se sont abstenus.
Ce qui fait 387 votants, dont 12 ont déposé dans l'urne des bulletins blancs ou nuls.
Ce qui laisse 375 suffrages exprimés, qui se répartissent ainsi :
191 pour la liste de M.Vauzelle, LUG
108 pur la lsite de T.Mariani, LMAJ
76 pour la liste de JM LePen, LFN.
Ce qui fait 387 votants, dont 12 ont déposé dans l'urne des bulletins blancs ou nuls.
Ce qui laisse 375 suffrages exprimés, qui se répartissent ainsi :
191 pour la liste de M.Vauzelle, LUG
108 pur la lsite de T.Mariani, LMAJ
76 pour la liste de JM LePen, LFN.
dimanche 21 mars 2010
Henri BOSCO Le mas Théotime
La terre était belle ce matin-là. Il est vrai que pour moi elle est toujours belle. Mais souvent elle montre une figure rude et d'un abord difficile, surtout à l'homme de labeur qui ne l'affronte guère que pour lui imposer les marques de son travail.
Elle s'étendait devant moi, grise comme le temps, mais douce, avec ses mottes qui fondaient sous le pied. Sous les gouttelettes encore fraîches de la nuit, brillaient des herbes courtes, et l'odeur amère du chiendent, à chaque pas broyé par les semelles, montait autour de moi, qui avançais par lentes et grandes enjambées dans la glèbe luisante et noire.
Elle s'étendait devant moi, grise comme le temps, mais douce, avec ses mottes qui fondaient sous le pied. Sous les gouttelettes encore fraîches de la nuit, brillaient des herbes courtes, et l'odeur amère du chiendent, à chaque pas broyé par les semelles, montait autour de moi, qui avançais par lentes et grandes enjambées dans la glèbe luisante et noire.
samedi 20 mars 2010
1707 L'opinion religieusement correcte en Provence
Si, à Paris, l'opinion des gens calmes et sensés commençait à ouvrir les yeux sur l'œuvre de fanatisme et de corruption qui se poursuivait en Provence, à Aix et à Toulon, l'esprit de parti continuait à faire rage et la magistrature aidant, la cause du faux Caille était devenue celle de la religion même. Nous ne disons là rien de trop, on en jugera par la pièce suivante, qui fut, au commencement de l'année 1707, répandue par toutes les Églises et Communautés de la Provence. Nous l'avons trouvée à la Bibliothèque impériale parmi les papiers du temps. Elle a pour titre
Lettre circulaire au sujet de la conversion et du procès du sieur de Caille,
datée à la main du 12 janvier 1707
"Monsieur,
"Vous estes prié de faire prier Dieu dans vostre Eglise pour M. de Caille, Gentilhomme de Provence, désavoué par son Père pour avoir embrassé la Religion Catholique.
"Après avoir esté reconnu par dix mille témoins oculaires et non suspects dans le lieu de sa naissance, il a esté déclaré le véritable fils de M. de Caille par Arrest du Parlement d'Aix du 14 Juillet dernier.
"M. Roland, sa partie, s'est pourveu contre cet Arrest au Conseil. Ses moyens de cassation sont si frivoles que quelques uns des principaux Juges l'ont avoué. Cependant les Huguenots font une brigue si terrible, M. Roland a de si puissans protecteurs, et il a tellement prévenu les esprits, qu'il n'y a rien que l'Innocent, qui n'a pour luy que son bon droit, ne doive craindre.
"Ayez donc s'il vous plait, Monsieur, la bonté de faire prier Dieu, qu'il éclaire les Juges, qu'il empêche que cette injuste prétention ne passe jusque dans leurs esprits et qu'il leur fasse connoître et soutenir la Vérité. On espère que vous ferez d'autant plus volontiers cette grâce à ce Gentilhomme, que c'est icy une affaire de religion et la cause de Dieu même.
C'est ici une affaire de religion et la cause de Dieu même! On reconnaît là les armes habituelles du fanatisme, elles sont vraiment redoutables. Et quand on pense à ce que La Bruyère disait des dévots, dix ans environ avant le commencement de ce procès, il y a lieu d'admirer les magistrats qui oseront résister à cette conjuration de l'injustice et du préjugé religieux
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